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La Tchécoslovaquie est née de la dislocation de l'Autriche-Hongrie
en 1918. Les langues et les cultures tchèques et slovaques
étant proches, les soixante-quatorze ans de vie commune se
sont déroulés sans heurts majeurs, sans pour autant
réussir à effacer les sentiments nationalistes. La
partition correspond à l'aboutissement logique d'une désunion
entre deux peuples, dont l'histoire et la culture se distinguent
nettement. Les Tchèques étaient jusqu'au début
du siècle rattachés à l'Empire des HABSBOURG,
tandis que les Slovaques dépendaient de la Hongrie. Les premiers
étaient traditionnellement plus avancés économiquement
et culturellement que les seconds, pour qui l'agriculture et l'élevage
étaient les principales sources de richesses. Les Tchèques
insistent sur leur spécificité culturelle, qu'ils
opposent à la tradition rurale de leur voisin slovaque. L'exemple
le plus cité consiste à comparer les hommes forts
des deux pays dans les années 1990 : V. HAVEL, intellectuel
de renommée mondiale et V. MECIAR, ancien boxeur connu pour
ses positions anti-démocratiques.
Dans ces conditions, la partition semblait inévitable, même
si elle ne traduisait pas l'expression d'un souhait unanime. Après
trois années de complète souveraineté de la
nouvelle République fédérale tchéco-slovaque,
les deux gouvernements fédérés de Prague et
de Bratislava, soutenus par leurs parlements, décidèrent
en juillet 1992 la création de deux Etats souverains. Certains
hommes politiques tels que V. Meciar oeuvrèrent pour la séparation,
sachant que leurs opportunités politiques seraient plus grandes
dans leur propre Etat que dans un Etat unifié. Les négociations
pour créer une Confédération ayant échoué,
la constitution slovaque fut adoptée le 1er septembre 1992
et la séparation devint effective le 31 décembre 1992
sans susciter ni passion, ni crise, ni conflit. C'est ainsi que
et la République indépendante de Slovaquie fut proclamée
le 1er janvier 1993.
Les deux Républiques ont été
admises à siéger à l'ONU, le mardi 19 janvier
1993, en tant que cent-quatre-vingt et cent-quatre-vingt-unième
membres. Cette adhésion s'est faite sous les applaudissements
des autres membres, chose rare au sein de l'ONU, qui a accueilli
favorablement une séparation sans heurts, parfois appelée
" Partition de Velours " ou " Divorce de Velours
".
L'environnement
politique en Slovaquie >>
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