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La première phase de la privatisation des entreprises slovaques
eut lieu sous la Tchécoslovaquie, en 1991. Selon la méthode
de privatisation par coupons, chaque citoyen slovaque pouvait acheter
un carnet d'une valeur de mille couronnes qui permettait de souscrire
à des parts dans des fonds d'investissements de son choix.
Malgré son succès populaire, cette forme de privatisation
a été néfaste aux entreprises, n'apportant
pas un actionnariat stable, identifié et faisant pression
vers les bénéfices. En effet, les fonds qui détiennent
les entreprises sont encore contrôlés de près
ou de loin par l'État, ce qui aboutit à un manque
de transparence et à une absence de restructuration dans
les firmes.
Sous la Slovaquie indépendante, la privatisation a dans
le premier temps été marquée par un processus
opaque, où les proches du pouvoir ont pu acquérir
des entreprises à bas pris.De même, un grand nombre
d'entreprises ont été acquises par leurs salariés.
La Slovaquie ayant opté pour la " Troisième Voie
", les entreprises restèrent entre les mains des Slovaques
et ne connurent pas de licenciements massifs.
Ce n'est qu'à partir du premier gouvernement Dzurinda, en
1998, que le mouvement de privatisation s'est normalisé.
Mi-2003, le secteur privé contribuait à plus de 80
% du PIB slovaque. Le démantèlement des grands conglomérats
est aujourd'hui réalisé, mais l'Etat détient
encore au travers de holding financiers des participations dans
ces nouvelles entreprises, certaines étant encore jugées
stratégiques.
La
compétitivité des entreprises slovaques >>
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