|
La main-uvre est abondante, compte tenu du taux
élevé de chômage qui touche l'ensemble du pays.
Il est relativement facile de recruter, sauf dans certaines villes
et pour certaines compétences. Il existe
une pénurie de spécialistes
dans certains nouveaux métiers (marketing, finance...), surtout
si l'on recherche des personnes parlant des langues étrangères.
A Bratislava, les coûts des loyers et la loi freinent la mobilité
professionnelle. La loi oblige chaque personne ayant emprunté
auprès du Fonds dÉtat pour le Développement
du Logement à trouver un emploi nouveau
avant davoir quitté lancien. D'autre part, les
personnes qui quittent leur logement ne peuvent le louer qu'à
des bas prix fixé par l'Etat, qu'ils auront du mal à
retrouver dans leur ville de destination.
Malgré des amendements du Code du travail en 2003 visant
à une plus grande flexibilité du travail temporaire,
et à une simplification du droit du licenciement (durée
du préavis passant de trois mois à deux mois), le
droit slovaque du travail est contraignant, tant au niveau du recrutement
que du licenciement. Officiellement, le travail temporaire ne concerne
que 2,3 % de la population active et les contrats à durée
déterminée, saisonniers et occasionnels touchent 4
à 5 % des employés. Les contrats temporaires appelés
"accords de travail" peuvent être proposés
à tous types d'employés, tant qu'il ne s'agit pas
d'emplois permanents. Ces contrats sont soumis à de lourdes
formalités administratives mais ne sont sujets à aucune
obligation en termes de salaire minimum ou de congés payés
et ne sont plus soumis aux 38,5 % de charges sociales sur le salaire
brut.
Les méthodes de recrutement en Slovaquie
sont peu formalisées. Les prestations des sociétés
de recrutement, même lorsqu'il s'agit de filiales de groupes
occidentaux, sont inférieures aux standards occidentaux.
Compte tenu de son impact sur l'image de l'entreprise
et sur son climat social, le licenciement sec est un acte de gestion
à éviter. Des indemnités de licenciement de
deux mois de salaires minimum sont dues en cas de restructuration
d'entreprises. Le gel des embaûches et la négociation
de départs volontaires sont recommandés pour réduire
le sureffectif des entreprises.
Les managers
slovaques et le leadership >>
|