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L'esprit d'entreprise des Slovaques
Peu d'études existent sur les valeurs au travail des Slovaques.
La conférence " Top management 2000 " du 5 novembre
2002 à Bratislava est à ce titre fort utile, dans
le sens où elle vise à mettre en évidence les
influences de la culture nationale sur les styles de management
en Slovaquie. Le premier enseignement de l'enquête concerne
la place relativement faible de l'autorité pour les Slovaques
(score de 40 sur 100), tout au moins comparé à la
plupart des pays latins et d'Europe de l'Est. De la même manière
qu'en Allemagne et au contraire de la Roumanie ou de la Bulgarie,
l'autorité découle moins de la position hiérarchique
que des performances des managers. Le respect du chef est donc dû
à sa compétence, et non à son titre. Le style
de communication est orienté vers le contenu. Les managers
veulent savoir ce qui s'est mal passé les feedbacks étant
donnés et demandés de manière critique.
L'indice de succès social, qui évalue la place de
la réussite professionnelle dans les valeurs d'un pays donné,
s'élève à 58 en Slovaquie. Ce chiffre est plus
fort que celui des pays d'Europe du nord, de la France ou de l'Espagne,
mais inférieur à celui des Etats-Unis (90). Ainsi,
le manager est-il responsabilisé, nécessite un haut
degré d'autonomie et recherche à être reconnu
pour son expertise. Les modèles de management américains
trouveront donc à s'appliquer en Slovaquie, mais dans une
certaine mesure seulement. Ainsi, l'employé du mois sera-t-il
davantage considéré comme un modèle aux USA
qu'en Slovaquie.
Des managers prudents
D'après la même étude, le travail des managers
slovaques se focalise sur les tâches à effectuer davantage
que sur les procédures. Ce pragmatisme est cependant teinté
de rigidité, car les exceptions à la règle
sont acceptées mais doivent être recensées.
Les managers souhaitent connaître tous les détails
avant de se lancer dans une opération, ce qui accroit leur
expertise, mais limite leurs possiblités d'adaptation et
de réactivité. Ils ne s'engagent dans une opération
que s'ils sont pas convaincus d'avoir les moyens de réussir.
Seuls 18 % d'entre eux sont contre cette affirmation : " J'apprends
plus en essayant d'éviter les erreurs qu'en les faisant ".
En définitive, les managers slovaques recherchent un équilibre
entre l'action et les processus, la réflexion et la mise
en uvre.
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