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La Constitution communiste garantissait la
liberté religieuse, mais sous certaines conditions. Ainsi,
les Eglises ne pouvaient-elles pas diriger décoles,
exception faite des séminaires. Désormais, les Roumains
de toutes religions peuvent de nouveau se vouer à leur culte,
à l'image de l'ancien président Constantinescu, qui
affiche des icônes orthodoxes dans son bureau.
Les Roumains sont croyants et relativement pratiquants. Selon un
sondage de mai 2001 d'un grand quotidien roumain, 80 % des jeunes
roumains se retrouvent dans les valeurs de l'Eglise. Quinze cultes
religieux sont reconnus et aidés par l'Etat en Roumanie.
Les représentants des différentes religions élisent
leurs organes de directions et nomment leurs ministres de culte,
sans ingérence de l'Etat.
Avec plus de 85 % de croyants, lOrthodoxie
domine nettement. En Valachie et en Moldavie, les Roumains de religion
orthodoxe représentent la quasi-totalité de la population.
L'Eglise catholique (de rite latin) est puissante en Transylvanie
où elle compte plus de mille Eglises et plus d'un million
de fidèles, soit 5 % de la population du pays. La majorité
des croyants sont d'origine hongroise ou saxonne.
Une partie des roumanophones de Transylvanie sont uniates. Ces
catholiques de rite grec, parfois appelés chrétiens
orientaux, avaient été réunis par la force
aux orthodoxes par le régime communiste. Ils souhaitent désormais
récupérer leurs Eglises, ce qui crée des tensions
avec les orthodoxes. Les Roms ne possèdent pas de religion
spécifique, mais ils se distinguent par leur superstition,
teintée de fatalisme. En Roumanie, leurs pratiques religieuses
se rapprochent de l'orthodoxie.
Regroupant environ 5 % de la population, la Communauté Protestante
est active en Roumanie, principalement en Transylvanie. Née
de la Réforme au XVIe siècle, elle se décompose
en Eglises traditionnelles, luthériennne et réformée.
L'Eglise luthérienne se caractérise par des services
religieux uniques, dont les chorales sont chantées en allemand
et accompagnées à lorgue. Les Eglises "Néo-Protestantes"
(Adventiste, Baptiste, Pentecôtiste...) connaissent un succès
important auprès de populations rurales, déçues
par les abus du clergé orthodoxe. Ce phénomène
est à relier à celui de l'émergence des sectes,
dont une par semaine en moyenne se crée depuis 1989. D'autres
Eglises chrétiennes existent, liées aux appartenances
ethniques comme l'Eglise Arménienne ou les Chrétiens
de Rites Ancien (populaire chez les Lipovènes).
Comptant à peine 50 000 croyants, l'Islam n'est présent
que le long de la Mer Noire, résultat de l'occupation de
la Dobroudja par les armées turques à partir du XIV°
siècle. Il s'agit de sunnites répartis entre Turcs,
venant essentiellement d'Anatolie, et de Tatars (la Horde d'Or).
La communauté juive, qui a été décimée
sous l'Holocauste et a vu les survivants émigrer vers Israël
à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, ne représentent
qu'environ 20 000 personnes.
L'Eglise orthodoxe roumaine
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