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Lartisanat populaire est représenté
par les icônes roumaines, la poterie, la sculpture sur bois
et sur pierre, la couture, la peinture, la broderie, lusage
des métaux et dos, les tapis et les décorations
textiles, le tissage de fils végétaux. Les savoir-faire
sont traditionnellement transmis du père au fils.
En Moldavie et en Valachie, la production artistique
est dès le Xe siècle marquée par l'influence
byzantino-balkanique, avec par exemple les fresques de Saint-Nicolas
de Curtea de Arges (ca. 1352-1377). Sous domination hongroise, la
Transylvanie est quant à elle influencée par l'art
occidental, roman puis gothique (voir par exemple l'église
Saint-Michel de Cluj). Protectrice des arts et faite de grands bâtisseurs,
la noblesse roumaine du Moyen-Age fit construire des châteaux
ornés, des églises fortifiées et des monastères.
L'architecture et la peinture du pays furent également en
partie influencées par la Renaissance italienne au XVIe siècle.
Le château médiéval de Bran paraît sortir
d'un conte de fées, tandis que celui de la famille princière
Huniade est inspiré des châteaux de France. Avec ses
églises et ses monastères peints du XVIe siècle,
la région de Bucovine renferme de réels trésors.
De même, les églises en bois de Maramures, les monastères
de Brincoveanuera, en Olténie, constituent les traits marquants
de l'architecture roumaine.
La peinture extérieure des églises,
que l'on peut apprécier dans les monastères de Moldavie
(Humor, 1535 ; Arbore, 1541 ; Voronet, 1547...) est propre à
l'art roumain. Les personnages religieux traditionnels y sont représentés
dans des scènes familières ou faisant allusion à
des événements politiques. Importé de Bohême,
l'art des icônes sur verre se répand au XVIIe siècle.
Influencée par l'art occidental et notamment parisien, la
vie artistique roumaine se développe au XIXe siècle
avec la peinture de chevalet de Theodor Aman et Gheorghe Tatarescu,
l'impressionnisme et la peinture de plein air de Nicolaï Grigorescu
et Ion Andreescu. De même pendant la première moitié
du XXe siècle avec la dextérité de Stefan Luchian
et de Gheorghe Petra. Parmi les artistes roumains les plus connus
figure le sculpteur Constantin Brâncusi (1876-1957), dont
les uvres sont largement représentées dans les
collections internationales et notamment au Musée d'Art Moderne
de New York.
Un moraliste français d'origine roumaine
disait de la langue roumaine qu'elle est "la meilleure création
des Roumains". Son degré élevé de poéticité
la rend en effet propice à l'exercice de toutes les formes
littéraires. Les poèmes sur la nature, lamour,
lhistoire et la politique de l'auteur romantique Mihaïl
Eminescu sont connus internationalement. Mircea Eliade, écrivain
et historien des religions, Eugène Ionesco, dramaturge du
théâtre de labsurde, et Emil Cioran, écrivain
et philosophe, traduisent par leurs uvres lessence de
lâme roumaine.
La musique classique est très populaire
en Roumanie et les Roumains sont fiers de leurs grandes écoles
de musique classique. Le pays accueille chaque année un festival
international de musique du nom de son plus grand compositeur, George
Enesco (1881-1955). Elève de Gabriel Fauré, il fut
compositeur, chef d'orchestre, pianiste et violoniste. Puisant son
inspiration dans les rythmes populaires, il a tenté de réaliser
avec des uvres telles que "la Rhapsodie Roumaine"
la synthèse entre les canons classiques et la tradition des
violinistes des campagnes, appelés lautaris. La flûte
de Pan, musique des "pâtres roumains" eut également
un grand représentant dans les années 1960-1970, en
la personne de George Zamfir.
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