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Au sortir du communisme, les entreprises roumaines se trouvent
surdimensionnées et fondamentalement inefficientes. La
première loi sur les privatisations, dont le but est de revitaliser
le système productif roumain, remonte à août
1991. Un an auparavant, une loi avait prévu que toutes les
"unités économiques" soient transformées
en sociétés commerciales, en vue d'être privatisées,
ou en régies autonomes, dans les domaines où l'Etat
voulait continuer à exercer un contrôle.
La privatisation des petites et moyennes entreprises a été
réalisée rapidement. 30 % du capital des sociétés
d'Etat a été transféré gratuitement
à la population, par l'intermédiaire de certificats
de propriété. Les 70 % restants, qui concernaient
les plus grandes entreprises devaient être vendues dans les
sept ans, mais la plupart n'ont pu trouver d'acquéreur. Même
éclatées en plusieurs sociétés commerciales,
ces sociétés étaient difficiles à vendre
car leur valeur apparaîssait surévaluée aux
yeux des principaux analystes et car de fortes contraintes (ex.
maintien de lemploi, reprise du passif...) étaient
imposées aux repreneurs.
Le gouvernement a alors lancé en 1994 un programme de privatisation
de masse basé sur une nouvelle distribution gratuite d'actions,
sur les échanges entre les certificats de propriété
et les actions et sur la vente d'actions, aux investisseurs privés
ou aux salariés. Les restructurations des entreprises publiques
ont été freinées, afin d'éviter les
licenciements massifs et les entreprises ont été maintenues
en vie grâce à des subventions. Cette politique s'est
avérée être un échec, qui conduisit à
des tensions sociales et à des fermetures d'entreprises,
notamment dans le secteur minier.
Le programme économique de 1997 a relancé le processus
en prévoyant la privatisation de toutes les entreprises industrielles,
agricoles et commerciales. L'année suivante fut adoptée
une ordonnance d'urgence visant à attirer les investissements
étrangers et à rassurer les partenaires extérieurs
en rendant le processus de privatisation plus transparent, plus
équitable et conforme aux mécanismes du marché.
Les premiers succès eurent lieu avec la privatisation des
anciennes fermes dEtat début 1999 et d'entreprises
touristiques, ainsi qu'avec la privatisation de grandes entreprises
telles que Rom Telecom ou Petrom.
Depuis 2000, la création de l'APAPS (Authority for Privatisation
and Management of State Assests) permet d'accélérer
le processus, notamment dans le secteur bancaire. Comme auparavant,
la privatisation est réalisée par vente d'actifs
ou vente d'actions, mais les prix sont fixés par rapport
aux conditions de marché et le processus se veut davantage
transparent. D'autre part, les investisseurs bénéficient
désormais d'une garantie de passif. Malgré l'assistance
de la Banque mondiale, ce changement ne donne pas pleine satisfaction,
plusieurs dizaines de grandes entreprises restant encore à
privatiser ou devant être liquidées.
En 2004, la Roumanie a particulièrement accéléré
le processus de privatisation, notamment dans le domaine de
l'énergie, qui est désormais passée aux
mains de grands groupes internationaux.
Le visage actuel des entreprises
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