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Les statistiques sur la contribution des secteurs d'activité
et l'emploi de la population active en Roumanie varient fortement
en fonction des sources. Selon le Bloc national syndical, près
de 20 % de la population travaillaient au noir en 2003, ce qui rend
difficile les estimations quant à l'emploi de la main-d'uvre.
Le tableau suivant présente une moyenne pondérée
de différentes sources fiables :
| Secteur d'activité |
Part de la population active |
Contribution au PIB |
| Agriculture |
30 % |
20 % |
| Industrie |
40 % |
45 % |
| Services |
30 % |
35 % |
Peu adaptée aux besoins à l'export et fortement contrainte
en amont et en aval par des entreprises publiques, l'agriculture
est structurellement déficitaire et souffre de la concurrence
de pays voisins tels que la Hongrie.
L'industrie roumaine est quant à elle diversifiée
: textile, sidérurgie, automobile, construction navale...
Elle ne répond cependant pas suffisamment aux besoins des
marchés occidentaux et souffre de structures surdimensionnées,
d'actifs obsolètes, de qualifications de la main-d'uvre
dépassées et de coûts de production élevés.
Les investissements étrangers sont quant à eux plus
profitables.
Moins important que dans les autres pays d'Europe centrale et orientale,
le secteur tertiaire est toutefois en essor.
Léconomie parallèle est estimée à
environ 25 % du PIB. Si les entreprises publiques et le gouvernement
sont accusés de contribuer au développement de cette
économie souterraine, la corruption est surtout le fait du
crime organisé. Celui-ci sévit dans de nombreux secteurs
d'activités tels que les industries minières et pétrochimiques
mais également dans la traite des femmes, le trafic darmes
et de matières radioactives, le trafic des stupéfiants,
la contrefaçon, le vol des voitures, le rançonnage
et le trafic d'organes et d'humains.
L'importance du secteur primaire
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