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La Roumanie est un important pays agricole, notamment pour le
maïs et le blé. D'altitude modérée, la
montagne roumaine, qui couvre un tiers de la surface de la Roumanie,
est propice à la sylviculture (forêts de sapins, hêtres
et chênes) et à l'élevage. Les vergers et les
vignobles favorisent des productions en grandes qualité et
quantité. Moins avantagés, les plateaux de Moldavie
et de Transylvanie permettent néanmoins de pratiquer une
agriculture diversifiée.
Au XIXe siècle, la Roumanie était le grenier à
blé de l'Europe de l'ouest. Le pays reste essentiellement
agraire jusqu'en 1950 et il est encore aujourd'hui un des moins
urbains d'Europe. Sous le communisme, la priorité fut donnée
à lindustrialisation et les fermes furent regroupées
en exploitations collectives, les coopératives dEtat.
Les paysans sont restés propriétaires de leurs fermes,
mais la production et la gestion étaient du ressort du gouvernement.
Se développent alors les cultures industrielles (tournesol,
betterave à sucre, tabac) ainsi que le vin, les fruits et
légumes.
Face à la pression paysanne, la Roumanie engage la reprivatisation
de ses terres dès 1990. La réforme agraire de février
1991 et les restititutions eurent des conséquences dramatiques,
faisant fortement chuter la production. A cause de l'impossibilité
de réaliser des économies d'échelle et donc
de moderniser les outils de production sur des exploitations devenues
trop petites, les labours sont réalisés par les animaux
et le fauchage par les hommes. Employant près de 70 % de
la population active dans les campagnes, l'essentiel de la production
est vouée à l'auto-consommation. D'autre part, les
questions daménagement du territoire et les problèmes
écologiques n'ont pas été suffisamment prises
en compte par les autorités roumaines.
Les difficultés de l'industrie
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