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Les négociations salariales sont décentralisées
au niveau de l'entreprise, sauf pour le secteur public. Il existe
un salaire minimum appelé "salariu minim", qui
correspond à environ cinquante euros. En termes nominaux,
le salaire mensuel moyen officiel est d'environ cent cinquante euros
nets par mois. Les écarts de salaire s'agrandissent, surtout
dans les entreprises privées. A Bucarest, une secrétaire
travaillant dans une entreprise étrangère gagne entre
deux cent et quatre cent euros net par mois, un ingénieur,
à partir de cinq cent euros et un top manager jusqu'à
mille cinq cent euros. Les écarts sont dûs aux différences
de diplômes et au type d'entreprise, les firmes étrangères
offrant des salaires plus élevés que les firmes roumaines.
Les expatriés coûtent cher, du fait
du niveau élevé de charges sociales. Il faut également
acquitter deux cent euros environ pour le permis de travail, lequel
est valide pendant six mois (le renouvellement coûte à
chaque fois cent euros environ).
Cotisations au 1er Janvier 2005
| RISQUES |
EMPLOYEUR |
SALARIE |
| Assurance sociale d'Etat |
20 % (25 % pour conditions particulières de travail
et 30 % pour conditions spéciales) |
9,5 % * |
| Accident du travail et maladies professionnelles |
0,5 % à 4 % selon les risques |
- |
| Assurance sociales de santé |
7 % |
6,5 % |
| Chômage |
3 % |
1 % |
| Total |
47,5 % - 51 % |
17 % |
Source : Gruia Dufaut, 2005
* Plafonné à 5 salaires moyens
Compte tenu du fort taux d'imposition (40 % pour
les tranches supérieures à environ 250 Euros bruts
/ mois), les incitations pécunaires n'auront pas toujours
tous les effets incitatifs escomptés. Les avantages en nature
(téléphone portable, voiture de fonction, assurances
complémentaires) sont alors à privilégier.
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