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Un régime parlementaire procurant une
stabilité politique unique en Europe centrale et orientale
Avec la proclamation de la République Hongroise fin 1989,
la Constitution datant de 1949 est profondée amendée.
Elle fonde un régime parlementaire, dont le Gouvernement
est le principal organe de l'Administration par son rôle exécutif.
Le gouvernement possède également l'initiative des
lois. Le premier ministre propose les membres du gouvernement, qui
doivent ensuite être approuvés par le Parlement (Országgyülés),
qui est monocaméral. Les pouvoirs législatifs appartiennent
au Parlement, qui se compose de 386 membres. Le Président
de la République, élu par le Parlement tous les cinq
ans, joue un rôle essentiellement symbolique, mais il peut
également servir d'arbitre grâce à son droit
de véto. Le Président actuel, M. Ferenc MÁDL,
a été élu par le Parlement en août 2000
pour une période de 5 ans. Il est proche du Forum démocratique
hongrois (MDF). Une Cour Constitutionnelle, dont la saisie est relativement
aisée, joue un rôle d'arbitre important entre les différents
organes du pouvoir ainsi que pour les grands problèmes de
société.
La Hongrie connaît une stabilité politique depuis
1989 grâce à son système électoral, qui
fait partie des plus compliqués au monde. Il s'agit d'un
mode de scrutin mixte, qui mêle un scrutin uninominal à
deux tours et deux scrutins proportionnels (départemental
et national) et qui comporte un seuil de représentation au
Parlement fixé à 5 %. Ce mode de scrutin privilégie
le parti arrivé en tête et les députés
déposant une motion de censure ont, sur le modèle
du système allemand, l'obligation de designer un successeur
au Premier Ministre en place.
Ce système permet de dégager des majorités
nettes et d'éviter une trop nette fragmentation de la scène
politique. Il comporte la particularité de ne pas être
directement lié aux votes. Ainsi en 1995, le MSzP conquiert
la majorité absolue au Parlement avec seulement 32,99 % des
votes, alors qu'en 1998 le même parti obtient avec 32,92 %
des votes la deuxième place au Parlement, derrière
le Fidesz, qui n'avait pourtant reçu que 29,47 % des votes.
Une population déçue par les
politiciens mais toujours intéressée par les questions
politiques et notamment par le problème de la criminalité
Les Hongrois n'apprécient pas leurs politiciens, car ceux-ci
sont régulièrement mêlés à
de nombreux scandales : trafics pétroliers avec la Russie,
escroquerie dans les privatisations, espionnage, etc. Les Hongrois
sont néanmoins attachés à la démocratie,
comme en témoigne la participation record (70,43 % au
premier tour et 73,47 % au second) aux élections législatives
des 7 et 21 avril 2002.
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