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Les services en Hongrie emploient 60 % de la main-d'uvre et contribuent
à 60 % du PIB. Ils concentrent également l'essentiel
des investissements directs étrangers, plus particulièrement
dans les secteurs des télécommunications, de la grande
distribution et de la finance.
Au début des années 1990, la libéralisation
du secteur du commerce a entraîné la privatisation
de tous les magasins de détail, mais également la
création de dizaines de milliers de petits commerces. Le
marché est encore très atomisé. Les quarante
premières entreprises de vente au détail de produits
alimentaires représentent moins de 5 % des ventes. On compte
encore en Hongrie plus de 20 000 magasins, qui ne réalisent
que 4 milliards d'euros de chiffres d'affaires et dont la moitié
possèdent une superficie inférieure à 50 m².
La tendance est toutefois à la restructuration et à
la concentration des réseaux de distribution. Les petits
détaillants indépendants sont progressivement poussés
hors du marché par les chaînes de magasin, les grandes
surfaces, les cash and carry et les discounters tels Tengelmann,
Metro, Tesco, Cora et Auchan. Ces grands groupes structurent le
secteur de la distribution et tendent à intégrer les
activités de commerce de détail et de gros.
Le secteur financier hongrois est le plus moderne des pays d'Europe
centrale et orientale. Quasiment toutes les banques sont désormais
privées et elles appartiennent aux 4/5e à des investisseurs
étrangers. Les performances du secteur en termes d'intermédiation
bancaire et de crédits octroyés au secteur privé
progressent mais elles sont encore trois à quatre fois inférieures
à celle de la moyenne de l'Union européenne. La Bourse
de Budapest (BUX) est une des plus actives et des plus liquides
des pays d'Europe centrale. Son évolution suit celle des
autres places financières internationales.
Le consommateur hongrois
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