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Sous le communisme, la répartition des revenus entre les
foyers hongrois était homogène, mais de fortes disparités
ont apparu à partir de 1990. Un quart des revenus est détenu
par 10 % de la population et le coefficient de Gini s'élève
à 30 en 2003, ce qui place la Hongrie à un niveau
d'inégalités sociales proche de celui de la France.
Les classes sociales les plus aisées sont composées
de quelques dizaines de milliers d'entrepreneurs dont l'enrichissement
s'est souvent réalisé dans les premières années
de la transition, parfois de manière illégale. Ces
consommateurs sont attirés par les produits de luxe.
Les cadres hongrois de sociétés étrangères,
les "menedzser" (managers ou petits entrepreneurs) et
les bénéficiaires des restitutions constituent environ
10 % de la population. Ils disposent d'un pouvoir d'achat comparable
à celui de la moyenne des pays d'Europe de l'ouest et leurs
comportements de consommation sont similaires.
Le principal groupe social regroupe la classe moyenne, composée
de fonctionnaires et de salariés du secteur privé.
Son niveau de vie est comparable à celui d'avant 1989, grâce
généralement à l'exercice d'une seconde activité
non déclarée ou à d'autres revenus complémentaires.
Cette population est fascinée par la société
de consommation, mais ne dispose pas de revenus suffisants pour
y accéder réellement.
Les "pauvres " constituent environ 20 % de la population
hongroise. Ils se composent de retraités, chômeurs,
ouvriers ou paysans dont les qualifications ne correspondent pas
aux besoins du marché. Leur revenu leur permet d'exister,
c'est-à-dire de satisfaire aux besoins primaires, mais pas
de vivre socialement.
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