|
La vie politique en Bulgarie est fondée sur le
pluralisme politique et syndical. Actuellement des dizaines de partis
politiques et d'organisations syndicales sont enregistrés dans la
Cour. Les partis et les coalitions politiques les plus importantes
actuellement en Bulgarie sont :
Le Mouvement National pour Simeon II
Le Mouvement National pour Simeon II (MNS) a été
formé seulement deux mois avant les élections de juin
2001 par le roi Simeon. A 63 ans, après avoir passé
plus dun demi-siècle en exil, lancien roi est
parvenu sans réel programme mais grâce à un
ton sincère, une autorité morale et un style «
non-balkanique » à séduire son peuple lassé
par la pauvreté et la corruption. Pour réaliser son
programme politique, l'ancien roi Siméon II s'est entouré
d'économistes de haut niveau, de jeunes ministres ayant étudié
aux Etats-Unis et dans d'autres pays occidentaux (l'actuel ministre
de l'économie, un trentenaire issu de Merryll Lynch en Grande-Bretagne,
a été élu ministre de l'année par Globalfinance),
de banquiers et investisseurs bulgares revenus de l'étranger
ainsi que de célébrités locales de la télévision.
D'autre part, durant son exil en Espagne, l'ex-roi est devenu un
homme d'affaire aguerri ayant de très nombreuses relations
dans le monde des affaires internationales.
L'Union des Forces Démocratiques (UFD)
Dirigé par Ekaterina Mihailova, qui a succédé
à Ivan Kostov, l'UDF s'est formé en 1989 comme la
réunion d'une quinzaine de partis et forces non-communistes
ou anti-communistes. Son pouvoir s'est progressivement érodé
et son unité désagrégée, notamment du
fait du principe interne "un parti, une voix", ce qui
l'a ensuite poussé vers des positions plus pragmatiques.
S'il obtint des succès, notamment en 1996 avec l'élection
de Petar Stoyanov, il a eu tendance à récemment perdre
ses électeurs au profit du MNS, notamment les populations
jeunes, éduquées et urbaines. Les dirigeants de l'UDF
ont un moment envisagé une union avec le MNS, mais ont finalement
décidé de rejoindre l'opposition.
L'UDF a rejoint pour les élections de 1997
et 2001 l'Union du Peuple, pour former les Forces Démocratiques
Unies.
Le Parti socialiste bulgare (BSP)
Dirigé par l'actuel président Georgi
Purvanov, le parti socialiste bulgare est le troisième au
parlement et comprend deux ministres dans l'actuel gouvernement.
Ses membres proviennent en grande partie de l'ancienne nomenklatura
communiste recyclée au socialisme. Après avoir été
vigoureux dans les premières années de transition,
il est en perte de vitesse, son électorat et ses membres
devenant vieilissants.Son électorat se concentre dans les petites
villes et les villages autour des paysans et des retraités,
mais également dans les zones ethniquement mixtes, où
son discours nationaliste est apprécié.
Le Mouvement des Droits et des Libertés
Dirigé par l'ancien dissident Ahmed Dogan,
le Mouvement des Droits et des Libertés (MDL) représente
essentiellement la population musulmane de quelques régions du sud-est
et du nord-est du pays, soit 800 000 Turcs. Le parti ne défend
pas les vélléités autonomistes, au profit de
la lutte contre les inégalités dont souffre la population
turque de Bulgarie.
L'Union Populaire
L'Union Populaire (UP) regroupe le parti agraire
d'Anastasia Moser (BANU-PU), qui s'origine dans les mouvements
agricoles antérieurs au communisme et l'influent Parti
Démocrate d'Aleksandur Pramatarski (PD), tous deux membres de
l'Internationale chrétienne-démocrate.
Il existe d'autres partis, tels qu'Euroleft,
branche social-démocrate dirigée par Aleksandur
TOMOV et qui s'est détachée du PSB pendant la
crise de 1997 ou le Parti interne révolutionnaire macédonien
(UMRO) d'Aleksander KARAKACHNOV, mais ceux-ci n'ont pas obtenu
les 4 % nécessaires à une représentation
au Parlement. D'autre part, un regroupement de petits partis
s'est effectué les trois dernières années et quelques nouvelles
coalitions politiques ont surgi, telles que l'Alternative Démocratique
pour la République, le Nouveau Choix et l'Union Patriotique,
et il existe également d'autres groupes de pressions
tels que les syndicats et autres mouvements socio-professionnels
ou ethniques.
La politique économique
des dix dernières années >>
|