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Une démocratie parlementaire classique
La Bulgarie est une république parlementaire
se basant sur la nouvelle constitution, entrée en vigueur
le 13 juillet 1991. Tous les traités internationaux, qui
sont ratifiés conformément au procédé
constitutionnel, sont considérés comme faisant partie
de la législation intérieure.
Le Président de la République, qui est le Chef
de l'Etat mais ne dispose que d'un rôle essentiellement honorifique,
est élu au suffrage universel direct pour cinq ans, renouvelable
une fois. Unicamérale, l'Assemblée nationale se compose
de 240 membres élus au suffrage universel proportionnel pour quatre
ans, dont un président et trois vice-présidents. Elle exerce le
pouvoir législatif et le contrôle parlementaire, adopte, amende
et annule les lois, adopte le budget de l'Etat et le rapport de
son exécution et vote la nomination du Premier ministre et de son
cabinet. Le Conseil des Ministres est formé par la majorité parlementaire
et il représente le pouvoir exécutif, réalisant la politique intérieure
et extérieure du pays. Le pouvoir Judiciaire défend les droits et
les intérêts légitimes des citoyens, des personnes morales et de
l'Etat. La Cour Constitutionnelle est composée de 12 juges avec
un mandat de 9 ans. Elle surveille l'application correcte des textes
de la Constitution et a le droit de se prononcer sur tous les actes
politiques des autres pouvoirs et des partis.
Malgré la crise de 1997, la Bulgarie est
parvenue à stabiliser ces institutions, garantissant ainsi
la démocratie et l'État de droit.
Une mauvaise organisation économique
et sociale
Le désengagement de l'Etat a entraîné la fermeture
d'entreprises et la désorganisation du réseau social dans les domaines
de l'éducation, de la santé, de la culture et des infrastructures.
La mauvaise organisation sociale est un problème
récurrent de la société bulgare. Par exemple,
pendant l'hiver 1998/99 dans les Rhodopes, il était impossible
d'acheter des pommes de terre en ville, même à un prix
élevé ou avec des devises. Dans le même temps,
les maisons regorgeaient de pommes de terre de qualité, qui
étaient en fait destinées à servir de monnaie
d'échange : un kilo de pommes de terre valait un kilo de
farine ou trois cents grammes de sucre, un quart de litre d'huile
ou encore un kilo d'engrais.
Des progrès ont été accomplis dans le domaine des
privatisations, particulièrement dans le secteur bancaire, et une
réforme majeure dans le secteur de la santé et du système des retraites
a commencé.
Un retard dans les infrastructures
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