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Les Ottomans arrivent dans les Balkans en 1352.
En 1396, l'empire ottoman s'empare du pays, semant terreur et dévastation.
Les Bulgares subirent de nombreuses exactions jusqu'à la
chute de Constantinople en 1453 avec notamment " l'impôt
du sang " (le " devchirmé ") qui permettait
au Sultan de faire enlever les plus vigoureux adolescents mâles
pour les transformer en janissaires. L'administration des terres
par les Ottomans confine la population bulgare autochtone dans une
position sociale subalterne. L'Eglise et ses dignitaires grecs adoptent
une attitude méprisante envers la culture bulgare. Malgré
la dureté du régime économique et la discrimination sociale
et religieuse dont ils sont l'objet, les Bulgares parviennent à
préserver leur identité nationale, grâce à leur foi orthodoxe,
à l'alphabet, à leurs coutumes et traditions. Les diverses formes
d'autodéfense et la résistance armée, les haïdouks, sont l'expression
d'un esprit insoumis et d'une aspiration à survivre.
Au XVe et XVIe s., le renouveau national, également
appelé "renaissance bulgare", se caractérise
par l'essor des villes et l'accession de certaines couches de
la population à la prospérité.
La fin du XVIIIe marque le réveil patriotique
bulgare. Le XIXe s. voit la création d'écoles
laïques qui prennent le relais des monastères, seuls
autorisés auparavant pour l'instruction populaire. Une
couche d'intellectuels, futurs dirigeants du mouvement révolutionnaire,
est alors formée. Pendant les XVIIIe et XIX siècles,
époque du Réveil national bulgare, la bourgeoisie émerge
et l'idéologie de la révolution de libération nationale prend
forme, les résultats obtenus vers 1860-1870 pour une
éducation et une culture laïques et nationales atteignant
ceux de l'Europe de l'ouest. En 1870, l'institution d'une Eglise
bulgare indépendante, l'Exarchat bulgare, marque l'aboutissement
de la lutte pour rejeter le pouvoir du Patriarcat de Constantinople.
Parallèlement, la lutte pour la liberté politique s'intensifie.
La conquête de l'indépendance
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