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secteur des services, actuellement en expansion, emploie 43 % de la population
active, soit désormais plus que l'industrie. Après
les transports, les télécommunications et les industries du bois,
pharmaceutiques et informatiques, le secteur de la distribution fait une percée
avec les implantations de l'allemand Metro, de l'autrichien Billa, de plusieurs
chaînes turques et de Mr Bricolage pour les Français. La distribution
a rapidement abandonné son modèle monopolistique d'avant 1989 pour
tendre vers un système similaire à ceux des autres pays européens.
Ces changements ont entraîné une multiplication des acteurs dans
le domaine de la distribution, ainsi que du nombre de magasins, stands et marchés.
Pour ces raisons, le secteur de la distribution est extrêmement atomisé,
ce qui rend difficile l'accès aux consommateurs. Tous les systèmes
de distribution classiques existent (vente directe, grossistes, etc.) et peuvent
être utilisés simultanément. Ainsi, les producteurs de bière
vendent-ils une partie en approvisionnant directement les magasins, une partie
à des centres de distribution, une partie à des grossistes sous
contrat et une partie dans leurs magasins. Pour les firmes étrangères,
il est en général aussi difficile de trouver un distributeur que
de mettre en place elles-mêmes un réseau de distribution. L'industrie
touristique, qui profite d'une nature est riche et variée (montagnes, mer,
forêts...), est également en développement. De rapport-qualité
prix parfois encore médiocre, l'offre touristique est en train de se restructurer
autour d'investissements étrangers : acquisitions russes sur la côte
de la Mer noire, Sheraton et Hilton à Sofia, etc. Confronté
jusqu'à la fin des années 1990 à la difficulté de
mise en pratique des réglementations financières et à la
faiblesse des banques et établissements financiers, le secteur financier
poursuit quant à lui sa restructuration. Certains problèmes subsistent,
tels que le manque de coordination des autorités compétentes. Il
peut ainsi arriver que des crédits des maisons-mères soient autorisés
par une autorité compétente, par ex. le Ministère des Finances,
et refusés par une autre, par ex. la Banque Nationale Bulgare. D'autre
part, l'existence de vides juridiques et des mesures qui ont parfois un effet
rétroactif génèrent des problèmes dans les pratiques
quotidiennes des opérations financières, tandis que certaines réglementations
(niveau de liquidité nécessaire, dépôt de garantie...)
pénalisent les banques petites mais saines. Des
progrès ont cependant été réalisés. Les secteurs
financier et fiduciaire bulgare ont été assainis et privatisés.
Le capital de la dernière banque de dépôts publique DSK a
été racheté par le groupe hongrois OTP en mai 2003. La population
et les autorités bulgares tendent à mieux accepter les banques étrangères.
Ainsi, la Bulgarian Banking Association admet-elle les établissements étrangers
en tant que membres de plein droit. De même, le développement de
la Bourse, où plus de 200 sociétés sur 500 ont été
approuvées à la côte, fait partie des priorités du
gouvernement. L'économie
parallèle et les activités illégales >> |
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