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Sous le communisme, la spécialisation excluait
de fait la concurrence et les firmes disposaient donc d'une situation
de monopole. A la libéralisation du commerce extérieur,
l'ouverture des marchés locaux a procuré de très
nombreuses opportunités. Typiquement, le marché était
détenu par une firme unique, endettée, mal gérée
et habituée à écouler sa production sans égard
aux souhaits des consommateurs. Il devenait alors facile pour les
entreprises occidentales de s'emparer des marchés.
Plutôt que de mener une guerre commerciale
conduisant à la faillite du leader local, les firmes de l'Ouest
ont le plus souvent choisi de racheter ce dernier pour dans un premier
temps exploiter sa gamme, puis ensuite la faire disparaître,
améliorer la production pré-existante et augmenter
les prix. Compte tenu de la faiblesse de l'offre locale, du sous-équipement
et de l'attrait des consommateurs pour les produits occidentaux,
la majorité des biens de consommation recèlent un
potentiel. Les débouchés tendront cependant à
se rétrécir à mesure que les firmes locales
pourront se hisser au niveau de leurs concurrents étrangers
et lorsque des multinationales de tous secteurs se seront implantées
en Bulgarie.
L'actuel mouvement de restructuration des firmes
bulgares crée un considérable marché pour le
BtoB. Les besoins ne pouvant être satisfaits par l'offre nationale,
les firmes qui souhaitent évoluer se trouvent en situation
de dépendance vis-à-vis des étrangers. Compte
tenu de l'état de délabrement dans lequel la Bulgarie
se trouve, des potentiels existent dans presque tous les secteurs.
Grâce aux financements de l'Union européenne,
les services aux collectivités locales font partie des marchés
les plus porteurs, depuis la réhabilitation et la création
d'infrastructures et de bâtiments à la gestion des
eaux, en passant par l'environnement ou l'éducation. Il s'agit
en principe de contrats de longue durée et de montants considérables.
Les firmes de la taille de Vivendi ou de Bouygues possèdent
davantage de chances de remporter les adjudications, car les financements
demandés s'avèrent trop conséquents pour les
opérateurs locaux.
Un consommateur en mutation
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