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Une consommation en baisse régulière
La consommation des foyers bulgares suit une baisse
quasi-ininterrompue depuis dix ans. En cause, le bas niveau des
deux principaux déterminants de la consommation : la confiance
et le pouvoir d'achat. Toutes les enquêtes Eurobaromètre
pour la Bulgarie concluent au pessimisme de la population bulgare
quant à son avenir. D'autre part, la Bulgarie est selon Eurostat
le pays le plus pauvre des candidats à l'Union européenne,
avec un revenu net moyent de 1570 euros par an et par habitant.
Le salaire moyen est de 250 leva (135 euros), seuls 14 % des ménages
possédant plus de 15 000 euros par an et par habitant, dont
4 % plus de 30 000. Il convient de noter que les revenus des loyers
constituent souvent un revenu supérieur au salaire.
De la même manière que dans les pays
en développement, 43 % du revenu individuel par personne
est dépensé dans la nourriture, contre 20 % en Slovénie,
21,1% en République tchèque et 24,3% en Slovaquie.
La consommation de viande par personne est de 2,6 kg par mois contre
5 kg en Hongrie, Slovénie et Pologne.
Des comportement de consommation en mutation
L'arrivée de la grande distribution en Bulgarie
et la fascination des consommateurs locaux pour la société
de consommation tendent à modifier les comportements de consommation.
S'il reste quotidien dans certaines catégories de population
telles que les personnes âgées, l'achat devient bi-hebdomadaire,
voire hebdomadaire.
Comme dans les pays d'Europe centrale, Oriflame
stimuler les ventes en organisant des tombolas et des jeux pour
les grandes fêtes, Zepter international a choisi la sportive
Vessela Letcheva pour promouvoir ses produits, Nescafé recourt
à des objets publicitaires extérieurs, etc.
Les Bulgares sont très réceptifs
à la publicité, notamment lors des lancements de produits.
Les publicités devront transmettre un message et être
suffisamment explicatives, les Bulgares n'étant pas toujours
familiers avec les produits de la société de consommation
moderne. Par contre, lorsque le produit est connu, une publicité
originale sera appréciée.
Cependant, le consommateur bulgare continue à
conserver un certain nombre de traits propres. Comme sous le communisme
et même auparavant, il fait par exemple des provisions pour
l'hiver, surtout lorsque la conjoncture économique est difficile,
les revenus bas et les prix élevés. En principe, il
ne produit pas pour vendre mais pour sa propre consommation et ainsi
éviter de dépenser de l'argent. A l'automne 1998,
un habitant d'un village des alentours de Montana avait ainsi par
exemple réussi à préparer 14 000 conserves
pour l'hiver. Le consommateur bulgare moyen est relativement économe,
et il apprécie les cadeaux et autres produits gratuits. Dans
certaines domaines tels que les alcools, les Bulgares auront une
préférence pour les produits locaux.
Une pratique des affaires entravée
par la bureaucratie et la corruption >>
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