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Un rapport de la Banque européenne pour la reconstruction
et le développement (BERD) consacré aux économies en transition
notait, en novembre 2000, que la Bulgarie reste dépendante des financements
extérieurs, que ses entreprises sont mal gérées, que le marché du
crédit est défaillant, que la productivité du travail reste inférieure
à celles des pays de la région et que la corruption est endémique.
Toutefois, le pays a récemment réalisé des
progrès notables, grâce à une prise de conscience
des récents gouvernements.
La prise de conscience des récents
gouvernements
Depuis 1997, la Bulgarie vise à libéraliser
son économie et à insérer de la transparence
dans ses institutions politiques. Conformément aux conditions
d'admission à l'union européenne (EU), la stratégie
de gouvernement d'entreprendre un programme complet de restructurations
et de privatisations dans le secteur de l'énergie pour augmenter
sa compétitivité tout en améliorant la discipline
financière. Des mesures importantes ont été
prises dans les domaines de la privatisation, de la réforme
du secteur bancaire et de la libéralisation agricole. Certains
résultats ont été atteints, notamment au niveau
des conditions d'investissements dans le pays et du taux de l'IS
(15 %), qui est le plus bas de toute la région. D'autre part,
de nombreux programmes anti-corruption, à l'échelle
nationale et à l'échelle de la région sont
régulièrement lancés.
Une Administration inefficace
L'administration bulgare est bureaucratique (permis,
accords, concession, impôts, etc.) et ses décisions
sont lentes et incohérentes, du fait du manque de coopération
entre les admistrations locales et centrales, et le gouvernement
et le parlement. Du fait d'une tradition autocratique et d'une habitude
à ne pas avoir à prendre en considération les
conséquences de ses actes, les fonctionnaires sont peu enclin
à accomplir la notion de "service public". Il
est difficile de savoir qui fait quoi et qui décide quoi
dans l'Administration bulgare. La sortie d'un produit nécessite
ainsi des mois d'attente pour obtenir les autorisations.
L'Administration a d'autre part tendance à
exploiter sa position vis-à-vis des étrangers, qui
sont parfois vus comme une présence nuisible. Les agents
des douanes, la police, les fonctionnaires publics en contact étroit
avec le public ainsi que les membres du pouvoir judiciaire sont
perçus comme faisant partie des professions les plus corrompues.
De 1990 à 1999, les fraudes systématiques ont caractérisé
la privatisation.
Indice de libéralisme économique
mondial, 2004
| Rang mondial |
Score moyen |
Commerce |
Fiscalité |
Intervention de l'Etat |
Politique monétaire |
| 78 |
3,08 |
4 |
1,8 |
2,5 |
4 |
| Investissements étrangers |
Banque et finance |
Salaires et prix |
Droits de propriété |
Bureaucratie |
Marché noir |
| 3 |
2 |
2 |
4 |
4 |
3,5 |
Source : Heritage Foundation, 2004
Un cadre juridique bulgare inefficace
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