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Pendant les premières années de la
transition régnait le sentiment que l'on pouvait créer
des chefs d'entreprise de la même manière que l'on
nommait les apparatchiks sous le communisme. Après 1989,
des apparatchiks furent nommés à des postes de directeur
d'entreprise. Incapables pour la plupart d'entre eux de rédiger
une lettre commerciale en anglais, leur objectif était de
renflouer les caisses des Partis qui les avait nommés, sans
négliger bien sûr leur propre enrichissement. S'apercevant
qu'il valait mieux quitter leur poste, des directeurs se sont placés
en amont ou en aval, afin de s'enrichir rapidement.
Les exigences de rentabilité économique
n'ont pas immédiatement été perçues
par les directeurs d'entreprises bulgares. Nombre d'entre eux annonçaient
même que leur objectif était d'amener leur entreprise
jusqu'à la faillite. Lorsque les directions centralisées
ou " entreprises unies d'Etat ", qui déterminaient
les productions, furent supprimées, les dirigeants ne surent
plus à qui livrer, et encore moins à qui vendre la
production.
Un consultant bulgare donne l'exemple d'une usine
de matériel électronique, qui était en train
de s'agrandir et venait de payer, en 1988-1989, plusieurs millions
de dollars à une entreprise occidentale en échange
du renouvellement de son équipement. En 1999, cette usine
fut proposée à la vente, mais son équipement
n'était toujours pas livré. Sa direction ne savait
toujours pas à qui s'adresser pour le réclamer, toutes
ses activités ayant été dirigées par
" l'entreprise unie d'Etat " et par le ministère
du Commerce Extérieur, supprimé, lui, en 1991. Elle
ne disposait, de plus, d'aucune facture qui prouvait ses versements,
celles-ci étant détenues par " l'entreprise unie
d'Etat ".
Encore aujourd'hui, le manque de dirigeants et
de managers intermédiaires de qualité pose actuellement
un problème. Des formations existent cependant désormais
dans ce domaine et les Bulgares apprennent vite au contact des expatriés,
qui peuvent être remplacés au bout de deux à
trois ans.
Les clés du succès
de la négociation >>
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